

Ils ont l'air fin , tout les deux.
D'un côté, Brice Hortefeux , le héraut du tout-sécuritaire et de la répression forcenée, champion du monde du remplissage de charter et pourfendeur des vilains-étrangers-basanés-qui-menacent-l'identité-nationale.
De l'autre, Manuel Valls , faux socialiste mais vrai facho , qui trouve que les citoyens qui ont le tort d'être trop fonçés "donnent une mauvaise image de la ville d'Evry" et souhaite, comme un célèbre moustachu , que l'on réinjecte "quelques blancs, quelques white, quelques blancos" (l'expression est de lui) pour éclaircir un tantinet toute cette racaille.
Mais, aussi purulents soient-ils, ces deux guignols ne sont au fond que deux boutons de plus , noyés au sein de l'éruption (cutanée) de propos et de thèses racistes qui a lieu depuis quelques années.
On se souvient ainsi des propos de Pascal Sevran sur "la bite des Noirs" , de ceux du "philosophe" autoproclamé Alain Finkielkraut sur le nombre de joueurs de couleur dans l'équipe de France ; de ceux de M Huygues-Despointes sur l'esclavage, ou encore des remarques d'Hervé Damoiseau (conseillant aux Guadeloupéens noirs de "rentrer au Sénégal" s'ils ne sont pas satisfaits de leur sort) , sans même parler des propos de Mme Carrère d'Encausse sur les immigrés et les villages africains.
On le voit, le racisme mondain est très à la mode, et ceux qui le commettent sont assurés d'avoir l'impunité. Dans ces conditions, on voit mal pourquoi ils se priveraient...